Edito - Janvier 2016
Vœux 2016
2015 s'éloigne... Vive 2016 ? Non, si les morts et les souffrances de 2015 nous amènent à passer d'un extrême à un autre, renforçant ainsi les oligarchies mondiales. Oui, vive 2016 et les années suivantes si nous savons discerner avec sagesse et agir juste.
L'année dernière, la « petite lucarne '» m'a donné plusieurs raisons de continuer à croire en l'Homme, malgré les violences et les massacres :
- de nombreux peuples ont montré leur capacité de résistance,
- des milliers de personnes ont fait preuve d'un courage remarquable et humble,
- le pire pour l'Humanité et la Planète peut donc être évité malgré la lâcheté et la cupidité de certains.
Alors, comment vivre aujourd'hui avec justesse ? Les repères et les guides semblent manquer. Pourtant, la Tradition nous transmet le même message depuis l'aube de l'Humanité : « Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, des oreilles et vous n'entendez pas, un cœur et vous n'aimez pas '».
Voir, entendre, aimer, s'engager en se gardant du piège de l'extrémisme personnel ou collectif, sont donc mes vœux pour 2016.
Des vœux inspirés librement par le poète libanais Khalil Gibran qui nous invite à rêver notre vie, non pas pour fuir le réel mais pour transcender le quotidien et chercher en nous les désirs et les réponses afin de construire consciemment notre avenir. Car la vie est une auberge espagnole : je mange la nourriture que j'apporte, je récolte ce que je sème, la couleur de mes pensées du matin conditionne celle de ma journée, mon état intérieur se ressent à l'extérieur.
Personnellement, quand j'y arrive, je cherche à privilégier le vide, le silence et la tranquillité. Je me ressource alors en admirant la magnificence de la nature, en me reliant aux animaux et à la Terre qui présentent l'avantage de ne pas être dans le mental.
A la suite du Petit Prince, en 2016 je souhaite à chacune et à chacun, d'aimer comme le suggère ce couple de goélands, en trouvant et préservant celle ou celui avec qui regarder ensemble dans la même direction.
Michel Giffard, 1er janvier 2016
