Edito - Novembre 2012

Ce nouveau site est un espace ouvert de réflexion et de dialogue, centré sur l'amélioration de la vie en entreprise, le coaching, l'intuition, le développement de la personne et l'ouverture à la spiritualité.

Mon premier éditorial porte sur deux questions souvent posées par les participants en séminaire de formation : Comment décider librement de notre avenir ? Quelle est la pertinence du coaching ?

Comment décider librement de notre avenir ?

La priorité est de prendre conscience de nos différents systèmes de pensée qui nous empêchent de décider librement de notre avenir, dont le système économique, médiatique et politique néolibéral dans lequel baigne la France en ce début de 21ème siècle. Elevé au niveau d'un dogme non contestable, celui-ci organise la marchandisation du monde qui risque d'aboutir à la destruction de la planète et de l'homme en nous laissant croire que c'est le meilleur et le seul système possible. Cette tendance à voir le monde de façon utilitariste, à l'évaluer en termes de rentabilité et à considérer ses congénères selon son intérêt personnel découle d'un mode de développement cognitif propre aux primates où règne la loi du plus fort. Quand le principal but de l'entreprise est de créer de la valeur pour l'actionnaire, quand les fonds de pensions exigent une rémunération du capital déconnectée de la réalité économique, la principale variable d'ajustement devient la place de l'homme dans l'organisation, engendrant souffrance au travail et stress, insécurité sociale et précarité de l'emploi. Cette perte du lien social provoque ainsi de l'angoisse face à l'avenir et laisse l'individu livré à lui-même. L'Etre humain se retrouve alors instrumentalisé, ce qui accentue fortement les inégalités entre les plus favorisés et les plus démunis et contribue à l'augmentation exponentielle des maladies professionnelles. Pendant ce temps, les médias, souvent détenus par les marchands d'armes, offrent toujours davantage de temps de cerveau humain disponible, notamment aux vendeurs de produits favorisant l'obésité.

Contrairement à une possible lecture partisane de ce qui précède, il ne s'agit pas cette fois de rechercher des boucs émissaires (dirigeants, banquiers, politiques, élites ou autres 35 heures) ni d'attendre la venue d'hommes ou de femmes providentiels. La France ne représente que 1% de la population mondiale mais notre influence pourrait être supérieure si nous arrêtions de gâcher nos chances pour nous concentrer sur notre principale valeur ajoutée : notre capacité à penser le changement, à trouver du sens au vivre ensemble et à redonner de l'espoir. Notre code génétique - Liberté, Egalité, Fraternité - et notre tradition universaliste, qui préserve l'égalité des droits dans le respect de la diversité culturelle, nous l'autorisent.

Nous sommes donc collectivement devant un choix de société. Soit nous acceptons le cynisme du darwinisme social et nous devons d'urgence ériger des murs d'enceinte pour nous protéger des exclus du système. Soit nous réussissons à mettre le plus faible au centre de nos préoccupations - en s'inspirant par exemple de la règle de Saint Benoît - en donnant priorité à la solidarité et non à l'individualisme, en prenant conscience que la solidarité est un investissement et non une charge. Ce qui renforcerait également la pérennité de notre système économique, car nous constatons une corrélation positive entre la performance économique et la puissance du lien social. Pour construire librement notre avenir, il devient alors urgent d'inventer une approche efficace pour réconcilier l'humain et l'économie. Le coaching est une des réponses pertinentes, au bénéfice de l'homme et de l'entreprise.

Quelle est la pertinence du coaching ?

Le coaching se situe dans ce mouvement historique et sociologique de rééquilibrage de l'humain et de l'économie, où la personne se perçoit à la fois ressource et finalité de l'entreprise. Notre conviction est que chacun porte en lui ses propres réponses, les plus efficientes pour résoudre sa problématique. Le sujet qui agit prend alors autant d'importance que l'objet de son action.

Dans ce contexte, le coaching redonne priorité à l'être humain, à ses perceptions, à ses émotions, à sa vie intérieure, à son bien-être et à la qualité de ses relations interpersonnelles. Coacher une personne, c'est d'abord s'intéresser à elle avant de chercher à améliorer ce qu'elle fait, c'est l'aider à évoluer dans son environnement et non décider à sa place. Il s'agit de l'accompagner afin qu'elle identifie les questions pertinentes à se poser, passant par une prise de conscience des différents systèmes de pensée qui l'empêchent d'orienter librement son avenir. Cadres dirigeants, managers et DRH, ainsi que consultants, formateurs et coachs professionnels de qualité - externes et internes - pratiquant le coaching, sont donc particulièrement indispensables aux entreprises dans les situations de transformation et lors de crises, au moment où la perte de sens diminue l'efficacité du management et le plaisir au travail. Le coaching permet alors de mieux accompagner les personnes, les équipes et les organisations dans l'élaboration et la mise en œuvre de leurs stratégies.